Vendredi 30 octobre 2009

J-1

Ben voilà, c'est fini... Difficile d'exprimer toute la contradiction des émotions qui nous accompagnent depuis une petite semaine maintenant. En tout cas on y est. A Lima c'est sûr, à la fin de notre voyage aussi, et à la fin du blog aussi. Peut-être que nous ne résisterons pas au plaisir d'y retourner un peu une fois en France, peut-être pas.
Arnaud vient de me céder la place sur internet, déçu comme tout ; il venait d'écrire un bel article sur Lima et n'a pas vu le temps de la connexion s'écouler, et a tout perdu. Il faut dire que des connexion prépayées, avec personne qui prévient du temps qui reste, ça commence un peu à nous casser les noix ( c'est la perspective de l'automne qui m'inspire). Pour le bilan, c'est trop tôt encore. Nous, on joue au "dis moi les trois trucs que tu as le plus envie de faire en rentrant" ou au "c'était qui les plus gentils des Brésiliens, des Argentins, des Boliviens ou des Péruviens ?". Pour les questionnements plus profonds, on repassera...
Voilà, je voulais écrire tout le plaisir que j'ai eu à vous faire partager notre voyage, tout le plaisir que nous avons eu à vous lire, ou savoir que vous preniez plaisir à nous lire et voir nos photos. C'est un peu difficile d'écrire, non pas par manque d'inspiration, mais parce qu'au dessus de ma tête, une télé hurle la retransmission de la version péruvienne de la Nouvelle Star, entrecoupée de pages de pubs encore plus hurlantes. Et aussi parce que sur mon clavier, les lettres effacées ont été remplacées par des lettres découpées dans des magazines et collées avec de la colle et de la crasse de doigts. Tout ça, c'est un peu déconcentrant quand même...
En tout cas, on se languit d'embrasser familles et amis dans pas longtemps du tout. A tous un grand merci et à plus ou moins vite en fonction de notre capacité à rattrapper le décalage horaire et saisonnier. ¡Hasta luego!
Par chusquea
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Mercredi 28 octobre 2009

Qu´est-ce qu´on l´espérait cette halte pacifique ! A la descente du bus nous sommes un peu surpris : derrière nous le désert et devant, une piste défoncée bordée de belles maisons et résidences secondaires. Nous laissons le quartier résidenciel un peu vide, malgré les nombreuses propositions touristiques qu´on se presse de nous proposer, pour rejoindre le centre du village. Une rue principale, un malecon (front de mer), un internet, trois épiceries et quelques restos de ceviche : nous voilà heureux. De notre hôtel, la vue sur l´océan est magique et on se sent immédiatement en vacances. A peine posés nos sacs et nous filons saluer comme il se doit le Pacifique. Puis passage obligé dans une petite cevicheria, pour déguster ce délicieux plat de poisson cru, mariné au citron et oignons.
Nous entrons en contact avec les habitants du coin, Fred s´attardant volontiers avec les grands pélicans et quelques autres espèces locales surprenantes, comme ces énormes vautours (gallinasos), qui descendent des montagnes jusqu´à la mer pour venir, comme nous, y manger quelques bonnes choses. D´ailleurs, au fait, c´est déjà l´heure de retourner manger un ceviche, bein calés dans nos chaises en plastique, les yeux dans l´horizon orangé du soir, le nez sur le Pacifique...

Par chusquea - Publié dans : Pérou
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Mercredi 28 octobre 2009

Samedi soir nous quittions Arequipa la blanche et belle pour débarquer dimanche au petit matin à Nazca. Un drôle de bled grossissant au rythme du tourisme de masse, avec encore un petit air de far west qui se dégage des rues poussièreuses. A la sortie du bus un homme nous attendait avec une pancarte : "Frederique & Arnaud", dans une parfaite orthographe, et cordial sourire de bienvenue en prime. Après avoir traversé depuis la levée du jour un désert étrange, à la fois doux et rude, rosé et caillouteux, bordant indéfiniment l´océan pacifique, nous nous sentions du coup très fringuants et prompts à le suivre dans sa voiture. Depuis Arequipa, nous avions réservé par téléphone auprès d´aeroparacas. C´est qu´il s´agissait d´être bien au point et hyper organisé pour pouvoir inclure le survol des fameuses lignes de Nasca dans la matinée, le tout avant de reprendre un autre bus pour traçer notre route. Et il en fut ainsi. A peine plus tard, nous étions déjà devant le comptoir d´embarquement de la compagnie, dans un tout petit aéroport planté au milieu du désert. Nous nous allégeons de nos sacs et de plusieurs dollars et filons retrouver les trois autres personnes avec qui nous partageons le vol. Un rapide bonjour au pilote et nous voici tous les cinq confinés dans le tout petit Cessna 206, hélices en marche, vitres fermées et grosse guêpe dans le cockpit enfin neutralisée par le pilote. Prêts au décollage ! Une courte piste, un décollage serré mais énergique comme un bon café italien et nous voici déjà survolant la bourgade, puis sa périphérie, les quelques champs étonnement verts et très rapidement l´immense plateau désertique.

Au programme : une grosse demi-heure de survol des mysthiques lignes de Nazca, ces grandes lignes parfaitement géométriques, ces dessins impeccablement réalisés, ces représentations bluffantes d´animaux et autres spécimens étranges. Le tout traçé de main d´homme, par la civilisation nazca, avec la perfection du géomètre, le sens esthétique des modernistes. A quoi servaient-elles, quel est leur signification, la raison et comment ont-elles pu être réalisées si parfaitement il y a plus de mille ans ? Autant d´énigmes qui, aujourd´hui encore, restent en partie non élucidées.

Nous étions tous deux si pressés et enthousiastes ! Et voici qu´à peine en l´air dans notre coquille vrombissante, la voix de notre pilote grésille dans nos casques : à votre droite vous pouvez voir "la baleine"... Tout juste le temps de tourner la tête et nous foncions droit sur la baleine échouée dans ce désert sans fin. Un virement, un revirement, un passage à pratiquement 90 degrés par rapport à l´horizon et la revoilà qui nous échappe du côté gauche ! Nous voici penchant maintenant terriblement de l´autre côté, et l´avion qui prend une courte courbe pour que nous puissions mieux la revoir.

Ouf ! Sacré numéro de la patrouille ! Nous en rions, tentons de récupérer l´air et le sourire, commençons à nous inquiéter de la suite des évènements... Et pendant plus d´une demi-heure, alors que sous nos yeux se dévoilent superbement le singe, le colibri, le condor, alcatraz, les triangles, l´astronaute, le chien, l´arbre, les mains... nous restons les yeux fermement incrustés dans l´estomac, le coeur parfaitement planté dans les talons, les mains aggrippées à tous les sièges du petit coucou qui virevolte en tous sens sous la fureur des petites hélices. Nous avons abandonné depuis un moment déjà l´idée de filmer ou de prendre des photos. Nous laissons à notre pilote-acrobate le soin de nous préciser ce que nous survolons à la perpendiculaire du sol ; nous hissons douloureusement la tête à la fenêtre lorsqu´au second passage la proximité des lignes se fait plus évidente. Frédérique tient avec une certaine prestance, le regard imperturbablement posé sur la nuque du pilote, les premiers renvois impeccablement retenus. Pendant que je me libère, sans gloire mais avec soulagement, de plusieurs petits jets de bile qui viennent rapidement remplir le petit sac plastique que m´avait tendu, un peu inquiet, notre capitaine de virée.

Dans le brouhaha assourdissant du petit avion, je sens néanmoins le silence lourd et concentré du petit équipage. Hormis notre compagnon allemand qui se contorsionne pour étirer le grand zoom de son appareil photo dans le petit habitacle, les mots laconiques de notre pilote ne rencontrent aucune obstruction, question, commentaire ou interférence. Nous sommes conquis et déconfis. Je regarde ma montre avec angoisse, essayant de me rappeler à quel Saint du Temps Accéléré je dois vouer mes dernières prières et mes toutes fraîches offrandes.

Quand nous sortons de l´avion, je jette non-chalament mon petit sac plastique dans une grande poubelle sur le tarmac. Le temps de constater que depuis le matin je contribue modestement à finir de la remplir, et de récupérer Fred, qui s´est assise un moment pour récuperer l´arithmétique de ses organes.
Il nous faudra toute la matinée pour s´en remettre. Du coup, nous décidons de ne pas rester plus longtemps dans le coin et reprenons de nouveaux billets de bus. Qu´à cela ne tienne ! Nous allons nous enfuir loin d´ici, emportant avec nous un souvenir mitigé des lignes de Nazca, qui auront finalement réussi à garder grande partie de leur mystère et auront révélé en nous des impressions quelque peu... brouillées et désordonnées.

En fin d´après-midi nous serons à Paracas, petit village de pêche sur le Pacifique. De quoi poser nos corps en marmelade et décanter nos esprits altérés...

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Dimanche 25 octobre 2009

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Dimanche 25 octobre 2009
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Samedi 24 octobre 2009
Maintenant que me voilà confortablement installée au café de l'Alliance Française avec un verre de jus mangue/fraise, profitant de la connexion wifi, je peux fournir l'effort supplémentaire qui consiste à vous conter la fin de notre excursion. Il m'a fallu un après-midi entier pour me remettre de l'article du matin... Après cela, il me faudra au moins un bon dîner et une énorme nuit de sommeil pour affronter la nouvelle journée de vacances qui s'annonce !

Lever donc à 5h30, petit déjeuner ensommeillé et nous voilà partis pour la Cruz del Condor, où, paraît-il, nous pourrons observer des condors royaux, dont l'envergure, ailes déployées, peut aller jusqu'à trois mètres. En chemin, nous faisons plusieurs petites haltes pour admirer des points de vue époustoufflants sur la vallée, les cultures en terrasse, les sommets sur lesquels persistent un peu de neige, une lagune surnommée la piscine des vaches, dans laquelle surnagent effectivement des vaches. A chacun sa piscine thermale à ciel ouvert ! Nous croisons régulièrement des paysans avec leurs bêtes, qui subissent la poussière soulevée par les centaines de touristes et les dizaines de véhicules qui convergent vers la Cruz del condor. Les femmes sont habillées de vêtements traditionnels peu propices aux travaux des champs ; des jupes, vestes, chemisiers de tissus lourds et brodés. Pour différentier les deux communautés qui peuplent la vallée et le canyon, il faut observer les chapeaux, qui eux aussi rivalisent de broderies et de rubans pliés. Nous nous demandons si le tourisme de masse qui se développe ici aussi ne contribue pas encore à "folkloriser" les habitants de ces régions rurales... La tradition est néanmoins bien ancrée et nous prenons plaisir à regarder.

Nous arrivons vers 8h à la Cruz, en même qu'un bonne centaine d'autres nous. Nous choisissons l'obervatoire qui se trouve en contrebas, moins peuplé. Et nous attendons... attendons... les condors qui se cachent ou qui, parfois très loin tout en bas, frôlent la falaise pour disparaître très rapidement. Arnaud mobilise ses connaissances acquises en pratiquant le parapente. Pas suffisamment de courants d'air chauds pour que les condors puissent monter. "Il est trop tôt".  Vers 8h45, les premiers condors s'aventurent à portée de vue des touristes qui continuent de s'accrocher aux rochers de la falaise et de former des grappes d'humains. Par la guide, nous savons que les plus jeunes ont le plumage brun. Les "ados" sont tout noirs. Seuls les adultes possèdent un plumage blanc et noir, et surtout la colerette de plumes blanches, marque de fabrique royale du condor. Deux jeunes sortent d'abord de je ne sais où et viennent frôler l'observatoire du contrebas, que nous venons de quitter. Un adulte suit de près, prend de la hauteur et vient survoler les grappes humaine dans un "OOOOOOHHHHHHHhhhhhhh !!!!!!" admiratif et  mais relativement discret de la foule. Passionné ou pas d'ornithologie, il faut reconnaître qu'il est royal le condor. Un survol silencieux et massif, les pates prêtes à accrocher une charogne (il y en avait des dizaines vivantes ce matin-là), tournant curieusement la tête vers nous, se questionnant probablement sur le caractère ovin des humains.

Après de nombreux "OOOOHHHHHHHhhhhh" auxquels nous n'avons pas pu faire autrement de joindre nos voix, nous quittons le site et reprenons la route de Chivay, où nous attend un buffet copieux. Puis direction Arequipa, où le bus nous déposera vers 16h30, alors qu'Arnaud hésite entre tuer le chauffeur, crever les pneus du camion, prendre la guide en otage, tant les trois heures de route que nous venons de parcourir lui ont semblé longues... Dur dur les vacances !
Par chusquea - Publié dans : Pérou
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Vendredi 23 octobre 2009
Eh oui, c'est un peu gonflé de notre part, mais depuis quelques jours, nous nous sentons en vacances. Au risque d'en faire bondir plus d'un, enfin nous avons l'impression de pouvoir prendre le temps, profiter tout simplement, trainer au lit en regardant la télé, boire un café pendant deux heures dans les beaux bâtiments coloniaux du centre ville d'Arequipa, faire rien aussi, les yeux dans le vague de préférence. Demain jour pour jour, il nous restera une petite semaine de voyage. Que le temps passe vite... trop dur la vie ! Meme si je me languis de retrouver famille et amis, de jeter mon sac à dos au fond du placard le plus profond et le plus obscur, mettre de nouveaux vêtements, manger du fromage de chèvre, arrêter de manger des patates, et bien d'autres encore, je recommence depuis quelques jours à rêver de la France, dans ce qu'elle a de moins joli, ce avec quoi nous avons pris beaucoup de distance en partant. Pourtant, il va bien falloir... Enfin, nous verrons cela le moment venu, chaque chose en son temps.

Nous sommes partis avant hier pour la Vallée del Colca, célèbre pour son canyon, dont la profondeur dépasse parfois les 4000 mètres. Deux jours d'excursion comme nous commençons maintenant à bien les connaître. Deux jours en réalité vraiment agréables, avec une guide tout aussi dynamique qu'intéressante, qui nous a donné plus d'infos que nous n'en avions jamais recu depuis notre départ et nous permettant de bien comprendre les paysages traversés, tant dans leur réalité humaine qu'historique ou écologique. Un privilège donc de découvrir cette vallée, restée cachée du reste du monde jusqu'en 1926, quand deux pilotes américains l'ont survolée et photographiée. Elle avait auparavant subit l'invasion coloniale des Espagnols, qui l'avaient ensuite boudée pour une mine d'argent située dans une région avoisinante (un peu rapide et shématique mais pour les données historiques, je suis mauvaise) .

Et c'est parti pour une nouvelle ascension, nous passons un col situé a 4900 mètres d'altitude, je lèche la vitre du camion en regardant les centaines de vigognes qui broutent la puna, nous apprenons à faire la différence entre lamas et alpacas, nous retrouvons des paysages proches de ceux traversés dans le Sud Lipez bolivien. Pour info, nous nous sommes fait vomir dessus par un guanaco, espèce peu ou pas présente au Pérou et en Bolivie, mais enfermée pour l'occasion dans une usine de tissage de la laine située à Arequipa, et qui présente aux touristes les animaux d'où provient le poil de l'écharpe qu'ils viennent d'acheter une fortune. Nous rencontrons des touristes malades à cause de l'altitude, moi je crâne parce que je ne le suis plus. Nous faisons la connaissance avec un couple de francais qui débutent un voyage de trois mois au Pérou/Bolivie/Argentine, nous trinquons à leur voyage qui commence et au notre qui finit.

Pour info également, nous avons mis en lien le blog de Marion, Sébastien, Julia et Timéo, famille rencontrée en Bolivie et qui a mis le cap sur le Chili, avant l'Asie (burneoud.trip). Leur blog est vraiment sympa, avec de jolies photos en prime. Nous terminons le première étape de l'excursion dans une piscine thermale à ciel ouvert, eau à 38 degrés, vue sur les montagnes environnantes.

La suite prochainement, parce que là, ça fait beaucoup, et que nous sommes en vacances quand même...
Par chusquea - Publié dans : Pérou
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Mardi 20 octobre 2009

Allez, je participe symboliquement au blog, pour vous rappeler que Fred vient de mettre en ligne de nouvelles séries de photos qui valent vraiment la peine. Heureusement qu'elle est sérieuse la petite belette-vigogne... Je ne peux que publiquement lui tirer mon chapeau et la remercier de son effort actif dans le blog. Pendant que moi, plus égoistement, j'arpente les rues et les chemins...

Des déambulations dans des coins extraordinaires par ailleurs ! Imaginez que depuis dix jours nous avons foule les plages du lac Titicaca, croisé sur ses eaux, gravi son Isla del Sol, traversé l'Altiplano péruvien... pour nous perdre dans le labyrinthe colonial de Cuzco, la capitale Inca, monté et descendu ses ruelles pavées, pénétré dans ses nombreux patios isolés du brouhaha de la rue, admiré depuis ses points de vue l´immense étendue de ses toits en tuile, visité ses coins et recoins, touristiques ou non. Puis l'invraisemblable excursion et expérience touristique dont vous parlait Fred pour rallier le fameux Machu Picchu, gravir les sommets, traverser les entrelacs des ruines en terrasses, remonter jusqu'à l'Intikuntu, la Porte du soleil qui marque la fin du Camino del Inca, en arrivant dans la ville...

Et puis, hop, un petit saut pour traverser la Vallée sacrée, ses vertes campagnes, ses cultures, ses eucalyptus et ses petits villages coloniaux en adobe, et nous voici maintenant dans une toute autre région. Une nuit de bus plus bas et nous posons nos sacs à Arequipa la Blanche, la belle et majestueuse coloniale. Conservatrice et espagnole ? Peut-être le guide dit-il vrai, mais pour l'instant nous en percevons surtout un magnifique bouillonement, un grand dynamisme, du soleil dans le ciel, de la chaleur et de la détente dans ses habitants. On est loin de Cuzco la montagnarde. Ici le plan est quadrillé, tiré au cordeau, les mansions et bâtisses coloniales en pierre blanche volcanique s'alignent parfaitement.

Tout respire le séjour prolongé par ici... !

Mais Fred a la bougeotte elle aussi. Du coup demain nous partirons en excursion pour deux jours dans le Valle del Colca. A quelques heures d'Arequipa, après un col à près de 5000 m, plusieurs paquets de vigognes et d'alpagas et même une saline, nous redescendrons dans la fameuse vallée, destination phare du tourisme dans la région. But ultime de la ballade : les condors royaux que nous pourrions presque toucher de la main, selon encore une fois notre guide du routard, décidemment fan de Tintin chez les Incas. Pour notre part, nous ne bouderons pas les volatiles, mais nos yeux et notre coeur se poseront plutôt sur la vallée, ses habitants, ses cultures, sa vie paysanne si douce dans cet empire volcanique, minéral et désertique.

A bientôt donc les petits amis, on vous racontera tout ça en images et sans doute aussi en mots (t'es d'accord, hein, Fred ?)

Par chusquea - Publié dans : Pérou
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Dimanche 18 octobre 2009
Petite devinette

Quelle différence y a t'il entre lui :

 

                                                                               Et lui :                                                                              
            
Ou encore lui :




Réponse

Le premier s'engraisse gentiment dans une petite cage, en recevant tous les jours l'affection des petits enfants européens, et les autres sont actuellement en train de subir un long processus de digestion dans nos estomacs.

Eh oui, cruelle réalité que celle des "cuy" péruviens, destinés à régaler les foules du dimanche. Nous revenons de Tipon, petit village situé à une quarantaine de km de Cuzco, qui, outre un très beau site Inca, propose aux locaux de nombreux petits restaurants familiaux où déguster le "cuy al horno", ou cochon d'Inde au four. Pas un touriste gringo aux alentours. Nous nous sommes offert le luxe d'une sortie comme tout le monde, en colectivo ultra bondé, comme nous ne l'avions pas fait depuis longtemps. Et bien contents de sortir des sentiers battus par le tourisme de masse.













Pour être tout à fait honnêtes, cette petite bête carbonisée était loin de combler nos palais. Une sorte d'hybride entre le pigeon, le lapin et la caille, une expérience culinaire curieuse, mais néanmoins intéressante. Ça, c'est fait !




Par chusquea - Publié dans : Pérou
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Dimanche 18 octobre 2009
Eh oui, on l'a fait ! Le Machu Picchu n'a plus aucun secret pour nous ! Un site qui se mérite, dont l'accès relève de la véritable expédition. Encore plus inaccessible que le Sud Lipez et ses rousses vigognes. Nous voici de retour à Cuzco depuis hier soir tard, encore tous éprouvés de cette merveilleuse visite. Nous voici remontés en altitude, alors que nous venions tout juste de prendre plaisir au doux climat de la Vallée Sacrée des Incas. Nous partons demain soir pour Arequipa, une nouvelle étape qui promet encore de nous ravir. De nouveaux albums  bientôt en ligne, pour continuer de vous faire partager notre chance. D'ici là, bonne fin de week-end et protégez vous de l'hiver !
Par chusquea - Publié dans : Pérou
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